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Tome second.
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DE Z ’ E S P R I X, çq

pins d’hommages que l'amouri que les tyrans, dumoins de leur vivant, ont presque toujours été plushonorés que les bons rois ; c’est que la reconnoiílàncea toujours élevé des temples moins somptueux auxdieux bienfaisans qui portent la corne d’abondance (i),que la crainte n’en a consacré aux dieux cruels Sc co-lossaux, qui, portés fur les ouragans & les tempêtes,Sc couverts d’un vêtement d'éclairs, font peints lafoudre à la main ; c’est enfin qu’éclairés par cette con-noillance, on sent qu on doit plus attendre de l'obéis-sance d’un esclave , que de la reconnoiílànce d’unhomme libre.

La conclusion de ce chapitre, e’est que le désir desgrandeurs est toujours l’eftet de la crainte de la dou-leur ou de l’amour des plaisirs des sens, auxquels seréduisent nécellairement tous les autres. Ceux quedonnent le pouvoir Sc la considération, ne font pasproprement des plaisirs : ils n en obtiennent le nomque parce que l'elpoir & les moyens de íe procurer des

(i) Dans la ville de Bantam, les habitans présententles prémices de leurs fruits à 1 esprit malin, & rien augrand Dieu, qui, selon eux, est bon, & n’a pas besoin deces offrandes. Voyez Vincent le Blanc.

Les habitans de Madagascar croient le diable beaucoupplus méchant que Dieu. Avant que de manger, ils fontune offrande à Dieu, Sc une au démon : ils commencentpar le diable, jettent un morceau du côté droit, & disent :yBilci pour toi, seigneur diable. Ils jettent ensuite un mor-ceau du côté gauche, & dilhnt : Voila pour toi, seigneurDuu. Us ne lui font aucune prière. Recueil des Lettres édifi

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