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Tome second.
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'*o6 DE l’ E S P R 1 T.

touc : la magnificence, la création des arts de luxeìiont des íuites nécelíaires de l’amour des femmes Scde 1 en vie de leur plaire ; le désir même qu’on a d’enimpoíer aux hommes par les richesses ou les dignités,n’eíl qu’un nouveau moyen de les séduire. Supposonsdonc qu’un homme né fans bien , mais avide desplaiíirs de l’amour, ait vu les femmes fe rendre dou-tant plus facilement aux délits d’un amant , que cetamant, plus élevé en dignité , fait réfléchir plus deconsidérations fur elles, qu’excité par la paillon desfemmes à celle de l’ambition , l’homme dont je parle,aspire au poste de général ou de premier ministre ; ildoit, pour monter à ces places, s’occuper tout en-tier du loin d’acquérir des talens, ou de faire des in-trigues. Or, le genre de vie propre à former, soit unhabile intrigant, toit un homme de mérite, est entière-ment cppolé au genre de vie propre à séduire desfemmes auxquelles on ne plaît communément quepar des assiduités incompatibles avec la vie d’un am-bitieux. II est donc certain que , dans la jeunelïè, Scjuíqu’à ce qu’il loir parvenu à ces grandes places oùles femmes doivent échanger leurs faveurs contre ducrédit, cet homme doit s’arracher à tous fes goûts ,

ils les deíïrent même ; mais ce désir ne mérite pas le nomde passion, puiíqu'ils ne font plus alors capables de cesentreprises hardies &: de ces essores prodigieux d’esprisqui caractérisent la passion. Le vieillard peut marcher, parhabitude, dans la carrière qu’il s’est ouverte dans la jeu-nesse ; mais ii ne s’en ouvrirait pas une nouvelle.

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