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avec son ami des moyens d’accroître ses biens, seshonneurs, son crédit & sa réputation. Est-on dans lamisère : on cherche avec ce même ami les moyens dese soustraire à l’indigence;& son entretien nous épargnedu moins, dans le malheur , l’ennui des conversationsindifférentes. C’est donc toujours de ses peine^ou defes plaisirs dont on parle à son ami. Or , s’il n'est devrais plaisirs & de vraies peines, comme je l’ai prouvéplus haut, que les plaisirs & les peines physiques ; siles moyens de se les procurer ne sont que des plaisirsd’espérance , qui supposent f existence des premiers,& qui n'en font, pour ainsi dire, qu’une conséquence ;il s'en fuit que l’amitié , ainsi que l'avarice, l’orgueil,l’ambition & les autres passions, est l’effet immédiatde la sensibilité physique.
Pour dernière preuve de cette vérité , je vais mon-trer qu’avec le secours de ces mêmes peines, êc de cesmêmes plaisirs, on peut exciter en nous toute espècede passions ; 8c qu’ainsi les peines & les plaisirs deísens font le germe productif de tout sentiment.