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le courage de ses guerriers , le roi de cet empire , aurapport des voyageurs, achète, nourrit & habille, dela manière la plus galante Sc la plus magnifique, desfemmes uniquement destinées aux plaisirs des guerriersqui se sont signalés par quelques hauts faits. Par cemoyen, il inspire le plus grand courage à ses sujets ;il attire à fa cour tous les guerriers des peuples voisins,qui, flattés de l’espoir de jouir de ces belles femmes,abandonnent leur pays Sc s’établissent à Narsingue ,où ils ne se nourrillènt que de la chair des lions &des tigres , & ne s’abreuvent que du sang de cesanimaux (i).
11 résulte des exemples ci-deflus apportés , que lespeines Sc les plaisirs des sens peuvent nous inspirertoute elpèce de pallions, de sentimens Sc de vertus.C’est pourquoi, fans avoir recours à des siècles ou despays éloignés, je citerai, pour dernière preuve de cettevérité, ces siècles de chevalerie, où les femmes ensei-
(i) Les femmes, chez les Gelons,étoient obligées, parla ioi, à faire tous les ouvrages de force, comme de bâtirles maisons 8c de cultiver la terre : mais en dédommage-ment de leurs peines, la même loi leur accordoit certedouceur, de pouvoir coucher avec tout guerrier qui leurétoit agréable. Les femmes étoient fort attachées à cetteloi. Voyez Barde^ams , cité par Eusèbedans fa P réparation.ívangéLique.
Les Floridíens ont la composition d'un breuvage trës-fort & très-agréable ; mais ils n’en présentent jamais qu’àceux de leurs guerriers qui se sont signalés par des actionsd’un grand courage. Accueil des Lettres édìf 1
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