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Tome second.
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gimient s la lois aux apprenais chevaliers l’artd’aimer

Sc le catéchisme.

Si, dans ces temps, comme le remarque Machiavel,Sc lors de leur descente en Italie , les François pa-rurent si courageux Sc si terribles à la postérité desRomains, c’est qu’ils étoient animes de la plus grandevaleur. Comment ne l’euíïènt- ils pas été î Les femmes,ajoute cet historien, n’accordoient leurs faveurs qu’auxplus vaillans d’entre eux. Pour juger du mérite d’unamant & de fa tendresse, les preuves qu'elles exigeoienr,c’étoit de faire des priíonnicrs à la guerre , de tenterune eicalade, ou d’enlever un poste aux ennemis, ellesaimoient mieux voir périr, que voir fuir leur amant.Un chevalier étoit alors obligé de combattre , pourioutenir & la beauté de fa dame, Sc 1 excès de fa ten-dresse. Les exploits des chevaliers étoient le sujet per-pétuel des conversations 8c des romans. Par-tout onrecommandait la galanterie. Les poètes vouloientqu’aumilieu des combats Sc des dangers, un chevalier eûttoujours le portrait de fa dame présent à fa mémoire.Dans les tournois , avant que de sonner la charge ,ils vouloient qu’il tînt les yeux fur fa maîtresse,commele prouve cette ballade :

Servants d'amour , regarde £ doucement ,

Aux efchaffauds , Anges de Paradis ,

Lors jouftere ç fort & joyeusement ,

Et vous fere £ honore £ & chéris.

Tout alors prêchait 1 amour ; Sc quel ressort plus puis-sant pour mouvoir les aines ? La démarche, les regards,les moindres gestes de la beauté , ne font - ils pas le