DE L* t S P R Z T.
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CHAPITRE XVI.
A quelle cause on doit attribuer l’indijsérence decertains peuples pour la vertu.
Pour savoir si c’est de la nature, ou de la forme par-ticulière des gouvernemens que dépend Indifférencede certains peuples pour la vertu, il faut d’abord con-noître l’homme ; pénétrer jusques dans l’abyme ducœur humain ; se rappeler que, né sensible à la dou-leur &c au plaisir, c’est à la sensibilité physique quel’homme doit ses paillons, & à les paillons qu’ildoittous ses vices & toutes ses vertus.
Ces principes posés, pour résoudre la question ci-deísus proposée, il faut examiner ensuite íilesmémespaillons, modifiées selon les différentes formes de gou-vernement , ne produiroient point en nous les vices &les vertus contraires.
Qu’un homme soit affez amoureux de la gloire poury sacrifier toutes ses autres paillons : si, par la formedu gouvernement , la gloire est toujours le prix desactions vertueuses, il est évident que cet homme feratoujours nécessité à la vertu ; & que, pour en faireun Léonidas , un Hcratius Codés, il ne faut que leplacer dans un pays Sc dans des circonstances pareilles.
Mais, dira-t-on,il est peu d’hommes qui s’élèventà ce degré de paillon. Aussi, répondrai - je, u’est - ce