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que l’homme fortement paílìonné qui pénètre jus-qu’au sanctuaire de la vertu. 11 n’en est pas ainsi deces hommes incapables de pallions vives, & qu’on ap-pelle honnêtes. Si, loin de ce íanctuaire , ces dernierscependant (ont toujours retenus par les liens de la pa-resse dans le chemin cie la vertu , c est qu’ils n’ont pasm t me la force de s en écarter.
La vettu du premier est la íeule vertu éclairée Scactive : mais elle ne croît, ou du moins ne parvient àun certain degré de hauteur que dans les républiquesguerrières ; parce que c’est uniquement dans cetteforme de gouvernement que l'estime publique nousélève le plus au dellus des autres hommes , quellenous attire plus de respects de leur part ; quelle est laplus statteuíe, la plus désirable, & la plus propre enfinà produire de grands esters.
La vertu des íeconds ,entée fur la paresse, Sc pro-duite , si je l ofe dire, par l’abíence des pallions fortes,rfest qu’une vertu passive , qui, peu éclairée, Sc, parconséquent, tròs-dangereuíe dans les premières places,est (bailleurs assez sûre. Elle est commune à tous ceuxqu on appelle honnêtes gens , plus estimables par lesmaux qu’ils ne font pas, que par les biens qu’ils font.
A l’égard des hommes pafliennés que j’ai cités lespremiers, il est évident que le même deíir de gloire,qui, dans les premiers siècles de la république romaine,en eût fait des Curtius Sc des Dccius, en devoir fairedes Marius & des Octave dans ces momens de trou-bles Sc de révolutions, où la gloire étoit, comme dansles derniers temps de la république , uniquement
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