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Tome second.
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DE l' e s P R 1 r. 14 »

attachée à la tyrannie & à la puissance. Ce que je dis dela paillon Je ia gloire > je le dis de l’arnour de la consi-dération, qui n est qu’un diminutif de l’amour de lagloire , & l’objet des délits de ceux qui ne peuvent at-teindre à la renommée.

Ce désir de la conlidération doit pareillement pro-duire, en des íiècles difterens > des vices & des vertuscontraires. Loríque le crédita le pas íur le mérite, cedésir fait des intrigans <Sc des flatteurs j loríque l’ar-gent est plus honoré que la vertu >11 produit des avares,qui recherchent les richesses avec le même empresse-ment que les premiers Romains les fu y oient, lorsqu’ilétoit honteux de les poiseder : d’où je conclus que ,dans des mœurs & des gouvernemens diíférens , lemême deíir doit produire des Cincinnatus , des Pa-pyrius , des Craisus & des Séjan.

A ce sujet, je serai remarquer en passant, quelledifférence on doit mettre entre les ambitieux de gloireìk les ambitieux de places ou de richesses. Les pre-miers ne peuvent jamais être que de grands criminels;parce que les grands crimes, par la supériorité des ta-iens nécessaires pour les exécuter , & le grand prixattaché au succès, peuvent seuls en imposer allez àl’imagination des hommes, pour ravir leur admiration ;admiration fondée en eux fur undeíir intérieur & secretde ressembler à ces illustres coupables. Tout hommeamoureux de la gloire est donc incapable de tons lesp*tirs crames. Si certe paíîion fait des Cronv.vel, ellene fait jamais des Cartouche. D’où je conclus que ,(auf les positions rares & extraordinaires où fe font