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Tome second.
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142 v e l’ e s p r i r .

trouvés les Sylla Sc les Célar , dans toute autre posi-tion , ces mêmes hommes, par la nature même de leurspallions, fuíTent restés fidèles à la vertu ; bien diffé-rens en ce point de ces intrigans Sc de ces avares que labaílèílè & l’obícurité de leurs crimes mettent journel-lement dans l’occasion d en commettre de nouveaux.

Après avoir montré comment la même passion, quinous nécessite à l’amour & à la pratique de la vertu ,peut, en des temps & des gouvernemens différens ,produire en nous des vices contraires ; essayons main-tenant de percer plus avant dans le cœur humain, Scde découvrir pourquoi, dans quelque gouvernementque ce soit, l’homme, toujours incertain dans fa con-duite , est , par ses pallions , déterminé tantôt auxbonnes , tantôt aux mauvaises actions ; Sc pourquoison cœur est une arène toujours ouverte à la lutte duvice & de la vertu.

Pour résoudre ce problème moral, il faut chercherla cause du trouble Sc du repos succeilif de la cons-cience , de ces mouvemens confus Sc divers de lame,£c enfin de ces combats intérieurs que le poète tra-gique ne présente avec tant de succès au théâtre, queparce que les spectateurs en ont tous éprouvé de sem-blables : il faut se demander quels íont ces deux moique Fafchal (i)& quelques philosophes indiens ontreconnu en eux.

(r) Dr.ns l’école de Védantam > lesBrachmanes de cettesecte enseignent qu’il y a deux principes ; l'u'n positif, quiest le moi ; l'autre négatif, auquel iis donnent le nom de

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