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gloire. Si quelques femmes résistent aux empreílèmensd’un prince, c’est qu’elies ne íe croient pas dédomma-gées par fa conquête de la perte de leur réputation :aulìì en est-il peu d’infensibles à 1 amour d’un roi,presque aucune qui ne cède à l’amour d’un roi jeunecharmant, & nulle qui pût réíister à ces êtres bien-faifans, aimables & puiífans , tels qu’on nous peintles Sylphes & les Génies , qui , par mille enchante-mens , pourroient à la fois enivrer tous les íensd’unemortelle.
Cette vérité , fondée fur le sentiment del’amour defoi , est non-feulement reconnue , mais même avouéedes législateurs.
Convaincus que l’arnour de la vie éroit, en gé*néral, la plus forte passion des hommes, les législa-teurs n’ont , en conséquence, jamais regardé commecriminel , ou l’homicide commis à ion corps défen-dant , ou le refus que íeroit un citoyen de se vouer,comme Décrus, à la mort pour le ialut de fa patrie.
L’homme vertueux n’est donc point celui qui sa-crifie ses plaisirs , ses habitudes & ses plus fortes pâl-irons , à l’inrérét public , puisqu'un tel homme estimpossible (i) i mais celui dont la plus forte paillon est
(r) S’il est des hommes qui semblent avoir sacrifié leurintérêt à l'intérêt public , c’est que l’idée de vertu est,dans une bonne forme de gouvernement, tellement unisà l’idée de bonheur, 8c l’idée de vice à l’idée de mépris,qu’emporté par un sentiment vif, dont on n’a pas tou-jours l’origine présente, on doit faire par ce motif desaétions souvent contraires à son intérêt.