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Mais, ì< l’exemple de Philippe de Macédoine, à quila supériorité de courage & de lumières n’inípiioitpoint une aveugle confiance, & qui payoit des pagespour lui répéter tous les jours ces paroles : Philippe _,souviens toi que tu es homme ; pourquoi les visirs nepermettraient ris pas aux critiques de les avertir quel-quefois dc leur humanité (r) ? Pourquoi ne pourroit-on , (ans crime , douter de la justice de leurs décisions,& leur répéter , d’après Grotius , que tout ordre outoute loi dont on déjend l’cxc.rnen c-' la critique nepeut jamais être qu 1 une loi injujle ?
C't st que les visirs (ont des hommes. Parmi lesauteurs, en est-il beaucoup qui euííem la générositéd’épargner leurs critiques , s’ils avoient la puistance deles punir ì Ce ne seroit, du moins , que des hommesd’un esprit supérieur &c d’un caractère eievé , qui,sacrifiant leur ressentiment à l’avanrage du public, con-serveraient à la république des lettres, des critiquessi nécessaires au progrès des arts & des sciences. Or,comment exiger tant de générosité de la part du visirî
ll ejl , dit Balzac , peu de minières ajfe p généreuxpour préjérer les louanges de la clémence 3 qui durentaujjï long-temps que les races conservées , au plaifirque donne la vengeance & qui cependant pajjê ai.JJì
(i) Ce n’ost point en orient qu’on trouve un duc deBourgogne. Ce prince IToit tous les libelles faits contrelui 8c contre > ouis XIV. 11 vouloir s’éclairer , 8c il st-ntoitque la haine & l’humeur feules osent quelquefois pré-senter la vérité aux rois.