1
DE z’ E S P R T T. l6s
vfte que k coup de hache qui abat une tête. Peu devisirs font dignes de 1 eloge donné dans Séthos à lareine Nephté , lorsque les prêtres, en prononçant foupanégyrique, disent : Elle a pardonné comme les dieux 3avec plein pouvoir de punir.
Le puissant íera toujours injuste Sc vindicatif.M. de Vendôme difoit plaisamment à ce sujet que,«Hans la marche des armées, il avoir souvent examinéles querelles des mulets & des muletiers ; & qu’à lahonte de l'h u inanité, la raison étoit presque toujout'tdu côté des mulets.
M. du Vernay, si savant dans l’Histoirenaturelle,&c qui connoisioit , à la íeule inspection de la dentd’un animal , s il étoit carnacier ou pâturant, difoitsouvent : Q don me présente la dent d’un animal irt -connu • par sa dent je jugerai de ses mœurs. A sonexemple,un philosophe moral pourroit dire : marques*moi le degré de pouvoir dont un homme est revêtu ,par son pouvoir, je jugerai de sa justice. Ln vain ,pour désarmer la cruauté des visirs, répéreroir - cn ,d après Tacite, que le supplice des critiques est latrompette qui annonce à la postérité la honte ct h svices de leurs bourreaux : dans les états despotiques,on le íoucie Sc l’on doit se soucier peu de la gloire Scde la postérité, puilqison n'aime point, comme je laiprouvé plus haut, l’estime pour 1 estime même, maispour les avantages qu’elle procure ■, Sc qui! n en estaucun qu'on accorde au mérite, ct qu'on oie refuserï la puissance»
L«s visirs n'ont donc aucun intérêt de s’instruire a
Là