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par l’espoir de l’estime & de la gloire. Est-il privé dscet espoir ; son courage l’abandonne. Chez un peupleesclave, l’on donneroitle nom de factieux à ce citoyengénéreux ; son supplice trouveroit des approbateurs.II n’est point de crimes auxquels on ne prodigue deséloges , lorsque, dans un état, la ballelíe est devenuemœurs : -- Si la peste, dit Gordon , avoit des jarre-« tiòres , des cordons & des pensions à donner , il est« des théologiens allez vils, &des jurisconsultes allez« bas , pour íourenir que le règne de la peste est de« droit divin ; & que le soustraire à ses malignes in-« fluences, c’est se rendre coupable au premier chef».II est donc, en ces gouvernemens , plus sage d’étre lecomplice que l’acculateur des flippons : les vertus &les talens y (ont toujours en butte à la tyrannie.
Lors de la conquête de l’Inde par 1 hamas Kouli-Kan , le seul homme estimable que ce prince trouvadans l’empire du Mogol, étoit un nommé Mahmouth,& ce Mahmouth étoit exilé.
Dans les pays soumis au despotisme, l’arnonr , l'es-time , les acclamations du public font des crimes dontle prince punir ceux qui les obtiennent. .Après avoirtriomphé des Bretons, Agricola , pour échapper auxapplaudistèmens du peuple , ainsi qu’à la fureur deDomitien , traverse de nuit les rues de Rome, se rendau palais de l’empereur : le prince l’embraíle froide-ment ; Agricola le retire ; Sc le vainqueur de la Bre-tagne , dit Tacite, se perd , au même instant, dans lafoule des autres esclaves.
C’est dans ces temps malheureux qu’on pouvoir, à