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Tome second.
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de l’ e s p r i t.

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CHAPITRE XX.

Du mépris de la vertu 3 & de la faujfc estime qu’oxastecle pour elle; troisième effet du despotisme.

Sr, comme je l’aí prouvé dans les chapitres précé-dens, l'i norance des viíîrs est une fuite nécessaire dela forme despotique des gouvernemens , le ridiculequ en ces pays l’on jette tur la vertu , en paroît êtreégalement 1 ester.

Peur on douter que , dans les repas somptueux desPerses, dans leurs loupers de bonne compagnie, l’onne se moquât de la frugalité & de la grossièreté d.esSpartiates ? & que des courtisans, accoutumés à ram-per dans l’antichambredes eunuques, pour y briguerrhonneur honteux d’en être le jouet, ne donnassent lenom de férocité au noble orgueil qui déstndoit auxGrecs de se prosterner devant le grand roi ì

Un peuple esclave doit nécestaircmenr jeter du ri-dicule fur saudace , la magnanimité , le désintéresse-ment , le mépris de la vie,enfin fur toutes les vertusfondées fur un amour extrême de la patrie & de laliberté. Cn devoir, en Perle, traiter de fou, d’ennemidu prince , tout sujet vertueux , qui , frappé de l’bé-roïsme des Grecs, exhortent les concitoyens a leur res-sembler, & à prévenir, par une prompte réforme dansle gouvernement , la ruine prochaine d’un empire où

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