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Tome second.
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l8r DE l’ F. S P R I T.

reçu quelque échec : fi le trône ne peut être raffermique par une résolution mâle & courageuse , cet em*-pire est détruit.

Les peuples qui gémissent sous un pouvoir arbi-traire , n'ont donc que des succès momentanés, quedes éclairs de gloire : ils doivent, tôt ou tard , subirle joug d’une nation libre & entreprenante. Mais, ensupposant que des circonstances & des positions parti-culières les arrachassent à ce danger, la mauvaise admi-nistration de ces royaumes ínfiìt pour les détruire , lesdépeupler, & les changer en déserts. La langueur lé-thargique, qui successivement en saisit tous les mem-bres, produit cet effet. Le propre du despotisme estd étouffer les pallions : or, dès que les âmes ont, parle défaut de paillon, perdu leur activité ; lorsque lescitoyens font, pour ainli dire, engourdis par Y opiumdu luxe, de 1 oisiveté & de la mollesse, alors séractombe en consomption : le calme apparent dont iljouit, n est , aux yeux de l’hoinme éclairé, que l'af-faissement précurseur de la mort. I! faut des pallionsdans un état ; elles en font lame & la vie. Le peuplele plus passionné est, à la longue, le peuple triomphant.

L’estervescence modérée clés passions est salutaireaux empires; ils sont, à cet égard, comparables auxmers, dont les eaux stagnantes exhaleraient, en crou-pissant , des vapeurs funestes à l’univers, si, en lessoulevant, la tempête ne les épurait.

Mais. si la grandeur des nations soumises a u pou-voir arbitraire , n’est qssune grandeur momentanée ,