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Tome second.
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l()Z DE l’ E S P R 1 T.

rrer des aires élevées (i) dans les empires opulens »lt s citoyens y contractent trop de besoins. Quiconqueles a multipliés, a donné à la tyrannie des otages defa baíieíie & de ía lâcheté. La vertu, qui se contentede peu , est la leuie qui loit à l’abri de la corruption.C est cette elpéce de vertu qui dicta la réponíe quefit au ministre anglois un tanneur distingué par ionmérite. La cour ayant intérêt de 1 attirer dans ionparti > M. Walpole va le trouver : Je viens, lui dit-il,de ia partdu roi, vous assurer de sa protection, vousmarquer le regret qu’il a de n’avoir encore rien faitpour vous, vous oíirir un emploi plus convenableà votre mérite : Mylord , lui répliqua le leigneur an-glois , avant de répondre à vos offres , permette j moidejaife apporter mon souper devant vous. On lui íertau même instant un hachis fait d u reste d’un gigot,dont il avoir dîné. Se tournant alors vers M. Wal-pole : Mylord ajouta t-il, penje^-vous qu 1 un hommequi se contente d’un pareil repas y soit un homme quela cour puise aisément gagner? Dites au. roi ce quevous ítvep vu, c’ejt laseme réponse que saie à lui faire.Un pareil discours part d’un caractère qui lait rétrécirle cercle de íes besoins : & combien en est il qui, dansun pays riche , résistent à la tentation perpétuelle desíupertìuires ì Combien la pauvreté d’une nation ns

(i) De tous les peuples de la Germanie, les Sueones,dit Tacite , font les seuls qui, à l’exemple des Romains ,fassent cas des richesses, & qui soient, comme eux, sou-mis au despotisme.

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