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rageoit les Grecs, favoriíoit l’extinction da christia-nisme Se les progrès des Sarrasins , auxquels on nepouvoir opposer que la digue d’un zèle égal à leurfanatisme. Ces évêques continuèrent donc d’attribueraux crimes de la nation , les calamités qui désolaient1 empire, 6e dont un œil éclairé eût cherché Sc dé-couvert la cause dans 1 aveuglement de ces mêmesprélats , qui , dans de pareilles conjonctures, pou-voient être regardés comme les verges dont !e ciel ssfervoit pour frapper Tempire , Sc comme la plaie dontil l’affligeoit.
Les succès étonnans des Sarrasins dépendoient tel-lement de la force de leurs paillons , Sc la force deleurs passions des moyens dont on fe fervoit pour lesallumer en eux, que ces mêmes Arabes, ces guerrierssi redoutables, devant lesquels la terre trembloit Scles armées grecques fuyoien t dispersées comme la pous-sière devant les aquilons, frémiíToienr eux - mêmes à1 aspect d’une secte de Musulmans nommés les Sa-isi ens (i). Echauffés, comme tous réformateurs, d’un
n.ion. D’oà l’on pourroit conclure que , s’il est avantageuxd’être gouverné par un homme éclairé & vertueux , rienne scroit quelquefois plus dangereux que de l’ètre par unsaint.
(i) Ces Safriens étoient si redoutés, qu’Adi, capitained’une grande réputation, ayant reçu ordre d’attaquer,avec six cents hommes, cent vingt de ces fanatiques quis’étoier.t rassemblés dans le gouvernement d’un nomméBen - Mervan ; ce capitaine représenta qu’avides de laSiort, chacun de ces sectaires pouvoir combattre avec