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orgueil plus féroce &d’une croyance pins ferme , cessectaires voyoient, d’une vue plus distincte, les plaisirscélestes que l'efpérance ne présentoir aux autres mu-sulmans que dans un lointain plus confus. Auílì cesfurieux Safriens vouloicnt-ils purger la terre de seserreurs, éclairer ou exterminer les nations , qui, di-soient ils, à leur aípect, dévoient, Irappées de terreurou de lumière , se détacher de leurs préjugés ou deleurs opinions austì promptement que la flèche fe dé-tache de Tare dont elle est décochée.
Ce que je dis des Arabes <S c des Safriens peut s'ap-pliquer à toutes les nations mues par le ressort desreligions ; c’est en ce genre l’égal degré de crédulité ,■qui, chez tous les peuples, produit l’équilibre de leurpaillon & de leur courage.
A 1 égard des passons d’une autre espèce , c’est en-core le degré inégal de leur force, toujours occasionnépar la diversité des gouvernemens & des positions despeuples, qui, dans la même extrémité, les détermineà des partis très-aifferens.
Lorsque Thémistocle vint, à main armée , leverdes subsides considérables fur les riches alliés de farépubliqueices allies, dit Plutarque, s’emprefsèrentde les lui fournir, pareequ’une crainte proportionnée
avantage contre vingt Arabes ; &r qu’ainsi l’inéealité ducourage n’étant point, dans cette occasion , compenséepar l’inégalité du nómbre, il ne hasarderait point un com-bat que la valeur déterminée de ces fanatiques rendoit fiinégal.