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cette espèce de courage , ccmrr.un à presque tous leshommes, leur fait braver les dangers , parce qu’ils lesignorent; parce cue les paillons, en hxant toute leurattention fur 1 objet de leurs délits, leur dérobent ,du moins, une partie du péril auquel elles les expo-sent.
Pour avoir une mesure exacte du vrai courage deces sortes de gens , il faudreit pouvoir en soustraireroute la partie du danger que les paillons ou les pré-jugés leur cachent ; ík cette pairie est ordinairementtrès-considérable. Proposez le pillage dune ville à cemême loldat qui monte avec crainte à l’ailaut, l'ava-rice fascinera ses veux ; il attendra impatiemmentl’heure de 1 attaque; le danger ditpaioitra ; il serad’autant plus intrépide , qu’il íera plus avide. Milleautres cauies produiient l ester de l'avarice : le vieuxsoldat est brave , parce que l’habitude d’un péril au-quel il a toujours échappé , rend à ses yeux le périlnu! ; le soldat victorieux marche à 1 ennemi avec in-trépidité , parce qu’il ne s'attend peint à fa résistance ,& croît triompher lans danger. Celui - ci est hardi,parce qu’il se croie heureux ; celui-là , parce qu’il secrcit dur ; un troisième, parce qu’il se croit adroit,l e courage est donc rarement fondé sut un vrai mé-pris de la mort. Aulïì l’homme intrépide , lepée à lamain, fera íouvent poltron au combat du pistolet.Tran!portez fur un vaisseau !e soldat qui brave la mortdans le combat; il ne la verra qu’avec horreur dans latempère , parce qu’i! ne la voir réellement que là.
Le courage est donc souvent leste c d’une vue peu