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peu-à-peu de forets, où le réfugient quelques familles,qui inlenfiblement forment de nouvelles nations sau-vages j succeílìon qui doit toujours conserver des répu-bliques fur la terre.
J'ajouterai seulement à ce que je viens de dire , que,íì les peuples du midi lont les peuples le plus an-ciennement esclaves ; de si les nations de l’Europe , àl’exception des Moscovites, peuvent être regardéescomme des nations libres ; c’est que ces nations sentplus nouvellement policées ; c’est que, du temps deTacite , les Germains & les Gaulois n’étoient encoreque des espèces de sauvages ; & qu a moins de mettre,par la force des armes, toute une nation à la fois dansles fers, ce n’est qu’après une longue fuite de siècles,6c par des tentatives insensibles , mais continues, queles tyrans peuvent étouffer dans les cœurs l’amourvertueux que tous les hommes ont naturellement pourla liberté, &c avilir aster les âmes pour ks plier à 1 es-clavage. Une fois parvenu à ce terme, un peuple de-vient incapable d’aucun acte de générosité ( 1 ). Si les
(1) Dans ces pays, !a magnanimité ne triomphe pointde la vengeance. On ne verra point en Turquie ce qu’ona vu, il y a quelques années, en Angleterre. Le princeEdouard, poursuivi par les troupes du roi , trouve unasyle dans la maison d’un seigneur. Ce seigneur est accuséd’avoir donné retraite au prétendant. On le cite devantles juges ; il s’v présente, & leur dit : Souffre p qu avant desubir l'int'errogatoire , je vous demande lequel d'entre vous, flle prétendant se sût réfugié dans fa maison , eût été ajfeq_ vil