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nations de l’Alie lont le mépris de l’Europe , c’est quele temps les a ioumiíes à un deípotilme incompatibleavec une certaine élévation u’ame. C'est ce mtme des-potisme , destructeur de toute eípèce d’espnt Sc detalens, qui lait encore regarder la stupidité de certainspeuples de 1 orient, comme 1 ester d un défaut d’orga-nilation. II l’eroit cependant facile d’appercevoir quela distérence extérieure qu’on remarque, par exemple,dans la physionomie du Chinois & du Suédois , nepeut avoir aucune intìuence fur leur esprit, Sc que ,íì toutes nos idées > comme l’a démontré M. Locke ,nous viennent par les lens, les septentrionaux n’ayantpoint un plus grand nombre de lens que les orientaux,tous, par conséquent, ont, par leur confirmation phy-sique , d’égales dilpolitions à l’elprir.
Ce n'est donc cu’à la différente constitution desempires, & par contéqucnt aux causes morales, qu’on
& ajfei lâche pour le livrer? A cette question, le tribunalse tait, se lève, o c renvoie f accusé.
On ne voir point en Turquie de possesseur de terre s’oc-cuper du bien de ses vassaux : un Turc ssétablit point chez.lui de manufacture, il ne supportera point, avec un plaisirsecret, l’insolence de ses inférieurs ; insolence qu’une for-tune subite inspire presque toujours à ceux qui naissentdans l’indigence. On n'entendra point sortir de sa bouchecette belle réponse , que, dans un cas pareil, fit un sei-gneur anglois à ceux qui l’accusoient de trop de bonté :Si je voulois plus de refpeci de mes vassaux, je fais , commevous , que la misere a la voix humble & timide ; mais je veuxleur bonheur, & je rends grâces au ciel, puisque leur insolencem‘assure maintenant quits font plus riches & plus heureux .