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inclus un conte absurde _, & cependant la terre m 3 ado*t'eroit en tremblant : parmi les têtes les plus sortes „peut être n 3 en ejl-il aucune qui pût assurer qu elle nem 3 eût pas cru.
Ces exemples feroient, je crois, sentir que la formedu gouvernement, à laquelle les nations de l’orientdoivent tant d’ingénieufes allégories, a,dans ces mêmesnations, dû occasionner une grande disette d’historienSilin effet, le genre d’histoire , qui fuppole, fans doute,beaucoup 4 ’efprit, n’en exige cependant pas davantageque tout autre genre d écrire. Pourquoi donc , entreles écrivains, les bons historier^ font-ils lì rares ? C'eítque, pour s’illustrer en ce genre, il faut non feulementnaître dans l'heureux concours de circonstances propresà former un grand-homme, mais encore dans les paysoù l’on puiile impunément pratiquer la vertu & direla vérité. Or, le despotisme s’y oppose, & ferme labouche aux historiens (1), fi fa puissance n’est , à cec
(1) Si, dans ces pavs, l’historien ne peut, fans s ex-,poser à de grands dangers, nommer les traîtres qui, dansles siècles précédens , ont quelquefois vendu leur patrie ;s'il est forcé de sacrifier ainsi la vérité à la vanité de def-cendans souvent aussi coupables que leurs ancêtres ; com-ment, en ces pays, un ministre feroit-il le bien public ?Quels obstacles ne mettroient point à ses projets des gc-nspuissans , infiniment plus intéressés à la prolongation d’ustabus , qu’à la réputation de leurs pères ? Comment, dansces gouvernemens, oser demander des vertus à un ci-toyen ? oser déclamer contre la méchanceté des hommes?Ce ne font point les hommes qui font méchans ; c’est làTome IL Q
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