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égard, enchaînée par quelque préjugé, quelque su-perstition ou quelque établiflement particulier. Telest, à la Chine, rétablissement d’un tribunal d’histoire ;tribunal également sourd, jusqu’aujourd’hui, auxprières comme aux menaces des rois (t).
lécistation qui les rend tels, en punissant quiconque faitle bien, & dit la vérité.
( > ) l e tribunal d’histoire , dit M. Freret, est composéde deux sortes d’historiens. Les uns font chargés d’écrirece qui se passe au-dehors du palais, c’est-à-dire, tout cequi concerne les affaires générales ; & les autres , tout cequi te passe 8c se dit au-dedans, c’est-à-dire, toutes lesactions & les discours du prince, des ministres 8c des of-ficiers. Chacun des membres de ce tribunal écrit fur unefeuille tout ce qu’il a appris. II la signe , & la jette, fansla communiquer à ses confrères, dans un grand tronc placéau milieu de la salle o à l’on s’affemble. Four faire con-r,offre I’esprit de ce tribunal, M. Freret rapporte qu’unnommé T-sou-i-chong fit assassiner T-chouang-chong, dontil etoit le général ' c’étoìt pour se venger de l’assront quece prince lui avoir fait en lui enlevant sa femme ). Le tri-bunal de l’biftoire fit dresser une relation de cet évène-ment , 8c la mit dans ses archives. Le général en ayant étéinformé , destitua le président, le condamna à mort, sup-prima la relation , 8c nomma un autre président. A peinecelui-ci fut-il en place, qu’il fit faire de nouveaux mé-moires de cet évènement, pour remplacer la perte despremiers. Le général instruit de cette hardiesse , cassa letribunal, 8c en fit périr tous les membres. Austì-tôt l’em-pìre fur inondé d’écrits publics , où la conduite du généralétoit peinte avec les couleurs les plus noires. Il craignitune sédition ; il rétablit le tribunal de l'histoire.
Les annales de la dynastie des Tang rapportent un autre