t) e l' e s p r t r ;
»4íj-
3
CHAPITRE XXX.
De la supériorité que certains Peuples ont eue dansdivers genres de sciences.
L a position 'physique sis la Grèce est toujours îamême : pourquoi les Grecs ci’aujourd’hui font-ils sidistérens sies Grecs si autrefois ) C’est que la forme sisleur gouvernement a changé ; c’est que , semblable àl’eau qui prend la forme sie tous les vases dans lesquelson la verse , le caractère sies nations est susceptible sietoutes sortes sie formes ; c’est qu’en tous les pays , legénie du gouvernement fait le génie sies nations (i).
(t) Rien , en général, de plus ridicule & de plus fauxque les portraits quson fait du caractère des peuples di-vers. Les uns peignent leur nation d’après leur société, &la font, en conséquence, ou triste, ou gaie, ou grossière,ou spirituelle. II me semble entendre des Minimes , aux-quels on demande quel est, en fait de cuisine, le goût fran-çais , & qui répondent qu'en France, on mange tout àl’huile. D’autres copient ce que mille écrivains ont ditavant eux ; jamais ils n'ont examiné le changement quedoivent nécessairement apporter, dans le caractère d’unenation, les changemens arrivés dans son administration &dans ses moeurs. On a dit que les François étoient gais;ils le répéteront jusqu'à Féternité. Ils n'apperçoivent pasque le malheur clés temps ayant forcé les princes à mettredes impôts considérables fur les campagnes, la nation frarp»
Q 3