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Tome second.
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2.46 s s L‘ E s p r I T.

Or, sous la forme de république, quelle contrée de-voir être plus féconde que la Grèce en capitaines, enpolitiques & en héros : Sans parler des hommes d'érar,quels philosophes ne devoir point produire un paysoù la philosophie étoit si honorée ? où le vainqueur

çoise ne peut être gaie; puisque la classe des paysans, quicompose à elle seule les deux tiers de la nation, est dansle besoin , & que le besoin n’est jamais gai ; qu’à l'égardmême des villes , la nécessité où, dit-on, se trouvoit lapolice de payer , les jours gras , une partie des mascaradesde la porte Saint-Antoine, n’est point une preuve de lagaieté de l’artisan Lc d u bourgeois ; que l’espionage peutêtre utile à la sûreté de Paris ; mais que, poussé un peutrop loin , il répand dans les esprits une méfiance absolu-ment contraire à la joie , par l’abus qu’en ont pu fairequelques-uns de ceux qui en ont été chargés ; que la jeu-nesse , en s’interdisant le cabaret, a perdu une partie dscette gaieté, qui souvent a besoin d’être animée par levin; & qu’enfin, la bonne compagnie, en excluant lagrosse joie de ses assemblées, en a banni la véritable. Aussi,la plupart des étrangers trouvent-ils, à cet égard, beau-coup de différence entre le caraétère de notre nation 8ecelui qu'on lui donne. Si la gaieté habite quelque part enFrance , c’est certainement les jours de fête aux Porche-rons , ou fur les boulevards : le peuple y est trop sage pourpouvoir être regardé comme un peuple gai. La joie esttoujours un peu licencieuse. D’ailleurs , la gaieté supposel’aisance ; 3c le signe de Laitance d’un peuple est ce quecertaines gens appellent Ion insolence, c’est-à-dire, laconnoissar.ee qu’un peuple a des droits de l’humanité , 8ede ce que 1 homme doit à l’homme ; connoiíiancr toujoursinterdite à la pauvreté timide 8e découragée. L’aisancedéfend ses droits j l’indigence les cède.