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Tome second.
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de la Grèce , le roi Philippe , écrivoit à Aristote : Cen ’ejì point de m’avoir donné un fils dont j s rends grâcesaux Dieux ; c’ejl de Vavoir j ait naître de votre vi-vant. Je vous charge de son éducation j j’espère quevous le rendre p digne de vous & de moi. Quelle lettreplus flatteuse encore pour ce philosophe que celled’Alexandre , du maître de la terre, qui, sur les débrisdu trône de Cyrus, lui écrit : apprends que tu pu-blies tes Traités acroamatiques. Quelle supériorité mer esc t il maintenant sur les autres hommes ? Les hautessciences que tu m’as enseignées vont devenir communes j& tu savois cependant que j’aime encore mieux surpajserles hommes par la science des choses sublimes que parla puissance. Adieu.

Ce n’étoit pas dans le seul Aristote qu on honoroitla philosophie. On íart que Prolémée, roi d’Egypte,traita Zenon en íouverain, & députa vers lui desambusiadeurs ; que les Athéniens élevèrent à ce philo-sophe un mauíolée construit aux dépens du public ;qu’avant la mort de ce même Zenon , Antigonus,roi de Macédoine, lui écrivit: Ai la fortune m’a élevéà la plus haute place ■ f je vaus surpasse en grandeurje reconnois que vous me surpasser^ en science & envertu. Veneq_ donc à ma cour , vous y serc[ utile j non-seulemcnt à un grand roi mais encore à toute la na-tion macédonienne. Vous save? quel eftsur les peuplesle pouvoir de T exemple : imitateurs J'ervíles de nosvertus -, qui ícs inspire aux princes en donne auxveuples. Adieu. Zenon lui répondit : J’applaudis à lanoble ardeur qui vous anime : au milieu du jafie j de í*