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Tome second.
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L0 L t' S S P R I T.

pompe & des plaisirs qui environnent les rois , il cjlbeau de desrer encore la science £’ la vertu. Mon grandâge & la faiblesse de ma santé ne me permettent pointde me rendre près de vous j mais je vous envoie deuxde mes disciples. Prêtes Voreille à leurs inftruclions :fì vous les ccoute^j ils vous ouvriront la route de lasagesse & du véritable bonheur. Adieu.

Au reste, ce 11’étoit point 2 la seule philosophie ,c’étoit à tous les arts que les Grecs rendoient de pa-reils hommages. Un poète étoit si précieux à la Grèce,que , fous peine de mort Sc par une loi expreífe ,Athènes leur défendoit de s’embarquer (1). Les Lacé-démoniens, que certains auteurs ont pris plaiíìr à nouspeindre comme des hommes vertueux , mais plus gros-siers que lpirituels, n’étoient pas moins sensibles quelçs autres Grecs (2) aux beautés des arts & des sciences.Passionnés pour la poésie , ils attirent chez eux Archi-

(1) Un poète est aux îles Mariannes regardé comme unhomme merveilleux. Ce titre seul le rend respectable àla nation.

(z) A la vérité, ils avóient en horreur toute poésiepropre à amollir le courage. Ils chassèrent Archiloque deSparte, pour avoir dit, en vers , qu’il étoit plus sage defuir, que de périr les armes à la main. Cet exil n’etoit pasreflet de leur indifférence pour la poésie, mais de leuramour pour la vertu. Les foins que se donna Lycurguepour recueillir les ouvrages d'Homère , la statue du Risqu'il fit élever au milieu de Sparte , & les lois qu’il donnaaux Laçédémoniens, prouvent que le dessein de ce grandihomme n'étoit pas d'en faire un peuple grossier.