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Tome second.
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DE L* E S P R I T. 149

loque , Xénodame, Xénocrite, Polymneste, Sacados,Périclite, Phrynis,Timothée(i) : pleins d’estime pourles poésies de Terpandre , de Spendon & d’Álcman,il éroit défendu à tout esclave de les chanter ; c’étoir,selon eux, profaner les choses divines. Non moinshabile dans l’art de raisonner que dans fart dépeindreses pensées en vers : « Quiconque, dit Platon , con-” verse avec un Lncédémonien , fût - ce le dernier de’* tous, peut lui trouver sabord grossier ; mais s’il» entre en matière , il verra ce même homme s’énon-» cer avec une dignité, une précision, une sineíTe,” qui rendront ses paroles comme autant de traits” perçans. Tout autre Grec ne paroîrra près de lui" qu’un enfant qui bégaie ». Auílì leur apprenoir-on,dès la première jeunesse , à parler avec élégance &pureté : on vouloir qu’à la vérité des pensées ilsjoignissent les grâces & la fîneíle de sexprelïìon ; queleurs réponses, toujours courtes & justes , fussentpleines de sel & d’agréinent. Ceux qui , par précipi-tation , ou par lenteur d esprit, répondoient mal, oune répondoient rien, étoientchâtiés fur le champ. Unmauvais raisonnement étoit puni à Sparte , commele seroit ailleurs une mauvaise conduite. Aussi rien

(1) Les Lacédémoniens , Cynethon , Dionysodote ,Areus, &rChilon, l’un des sept sages, s’étoient distinguéspar le talent des vers. La poésie lacédémonienne, dit Plu-tarque, simple, mâle, énergique, étoit pleine de ces traitsde feu propres à porter dans les âmes sarde ur Sc le cou-rage,