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de vraiment grands-hommes, qu’après avoir aupara-vant été défriché par pluiienrs générations de tavans.r i’e! étoit le siècle de Louis XIV , dont les grands-hommes ont dû leur supériorité aux íavans qui lesavoieht précédés dans la carrière des sciences ík desarts : carrière où ces mômes íavans n’avoient pénétréque soutenus de la faveur de nos rois , comme leprouvent & les lettres-patc-ntes du 10 Mai 1 J43 , oùFrançois I fait les plus expresses défenses d’user de mé-disance £' d’invectives contre Aristote (1) , & les versque Charles IX adresse à Ronsard (2).
Je n'ajourerai qu’un mot à ce que je viens de dire:
(1) Dans les plus beaux siècles de l’église , les uns ont:élevé les livres d’Âristote à la dignité du texte divin, &les autres ont mis son portrait en regard avec celui de Jé-Íus-Christ. Quelques-uns ont avancé, dans des thèses im-primées , que, fans Aristote, la religion eût manqué deíes principaux éclaircislemens. On lui immola plusieurscritiques, 8 c entre antres, Ramus : ce philosophe ayantfait imprimer un ouvrage, sous le titre de Censeur d‘Aris-tote , tous les vieux docteurs, qui, ignorans par état, &opiniâtres par ignorance, se voyoient, pour ainsi dire ,chastes de leur patrimoine , cabalèrent contre Ramus, 8cle firent exiler.
(2) Voici les vers que le monarque écrivoit au poète :
L’art de faire des vers, dât-on s’crt indigr.er,
Doit être a plus haut prix que celui de régner :
Ta lyre, qui ravit par de fi doux accords ,
T’ajfervit les esprits dont je n ai que les cops ,
Elle t en rend le maître , & te fait introduireOù 1 le plus fier tyran ne peut avoir d’empire.