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c’est qu’aílez semblables à ces artifices, qui, rapide-ment élancés dans les airs , les parsèment d’étoiles ,éclairent un instant l’horizon , s évanouissent, Sc lais-sent la nature dans une nuit plus profonde; les arts & lesíciences ne font > dans une infinité de pays, que luire ,diíparoitre, Sc les abandonnent aux ténèbres de l igno-rance. Les ficelés les plus féconds en grands-hommesfont presque toujours íuivis d’un siècle où les sciencesôc les arts (ont moins heureusement cultivés. Pouren connoltre la cause , ce n'est point au phyíique q u ilsaut avoir recours : le moral suffit pour nous la dé-couvrir. En effet , si !'admiration est toujours l’cstetde la surprise, plus les grands-hommes font multi-pliés dans une nation, moins on les estime, moins onexcite cn eux le sentiment de l’émulation , moins ilsfont d’efforts pour atteindre à la perfection , Sc plusils en restent éloignés. Après un tel siécle,il faut íou-vent le fumier de plusieurs siècles d’ignorance pourrendre de nouveau un pays fertile en grands-hommes.
II paroít donc que c'est uniquement aux causes mo-rales qu’on peut, dans les íciences Sc dans les arts,attribuer la supériorité de certains peuples fur les au-tres ; & q u il n’est point de nations privilégiées cnvertu, en esprit, en courage. La nature , à cet égard ,n’a point fait un partage inégal de ses dons. En effet,íî la force plus ou moins grande de l’eíprit dépendoitde la différente température des pays divers, il se roi timpossible, vu l'ancienneté du monde , que la nation,à cet égard , la plus favorisée , n'eût, par des progrèsmultipliés, acquis une grande supériorité sur toutíS