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Tome second.
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DE L' E S P R I T. 2 53

!es autres. Or, l'estime qu’en fait J’elprit ont tour-à-tonr obtenu les diíferentes nations, le mépris ou ellesfont tucceilivement tombées, prouvent le peu d’in-fluence des climats lnr Jes esprits. J’ajouterai mêmeque , íi le lieu de la naiilance décidoit de l’etendue denos lumières, les cailles morales ne pourroient nousdonner, en ce genre , une explication aulli íìmple &zaullì naturelle des phénomènes qui déoendroient duphysique. Sur quoi j’obíerverai que , s'il n'est aucunpeuple auquel la température particulière de son pays,& les petites différences qu’elle doit produite dans ionorganiíation,aient,jusqu’à présent, donné aucune su-périorité constante sur les autres peuples ; on pour-roit, du moins, soupçonner que les petites différences,qui peuvent te trouver dans l’organisation des parti-culiers qui composent une nation , n'on t pas une in*fíuence plus sensible fur leurs esprits (i). Tout con-court à prouver la vérité de cette proposition. II semblequ'en ce genre , les problèmes les plus compliqués nese présentent à l’esprit que pour le réloudre par l’ap*plication des principes quej’ai établis.

(i) Si l’on ne peut. à la rigueur, démontrer que la dif-férence de l'organisation n’influe en rien sur l’esprit deshommes , que siappelle communément bien organisés, dumoins peut-on assurer que cette influence est si légère,qu’on peut la considérer comme ces quantités peu impor-tantes qu'on néglige dans les calculs algébriques ; &c qu’en-sin on explique très-bien, par les causes morales, ce qu’on2 jusqu’à présent attribué au physique, & qu’on n’a pUexpliquer par cette cause.