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Tome second.
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même hasard n'a-t-il pas fus; ia réputation des hommesd état ;

César & Mahomet ont rempli la terre de leur re-nommée. Le dernier est, dans la moitié de l'univets ,reípecté comme l’ami de Dieu ; dans hautre, il esthonoré comme un grand génie : cependant, ce Ma-homet , simple courtier d’Arabiefans lettres, lanséducation, & dupe lui-même en partie du fanariimequ’il inspiroit , avoir été forcé, pour composer lemédiocre & ridicule ouvrage nommé Al-Koran, d’a-voir recours à quelques moines grecs. Or, comment,dans un tel homme, ne pas reconnoître l’ouvrageáuhasard , qui le place dans les temps & ies circonstancesoù devoir s'opérer la révolution à laquelle cet hommehardi ne fit guères que prêter son nem -

Qui doute que ce même hasard, si favorable à Ma-homet , n'air aulfi contribué à la gloire de César ;M on que je prétende rien retrancher des louanges duesà ce héros : mais enfin Sylla avoir, comme lui, alïerviles Romains. Les faits de guerre ne font jamais allezcirconstanciés dans l’hiffoire, pour juger si César étoitréellement supérieur à Sertorius, ou à quelque autrecapitaine semblable. S'iiestle seul des Romains qu’onait comparé au vainqueur de Darius , c’est que tousdeux alîervirent un grand nombre de nations. Si lagloire de César a terni celle de presque tous les grandscapitaines de la république , c’esi qu’il jeta par ses vic-toires les fondemens du trône qu’Auguste affermit ( 1 ) ;

(0 Ce n’est pas que César ne fût un des plus grands