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c’est que sa dictature fut l’époque de la servitude desRomains ; & qu’il fît dans l’univers une révolutiondont l’éclat dut nécessairement ajouter à la célébritéque íes grands talens lui avoient méritée.
Quelque rôle que je fasse jouer au hasard , quelquepart qu’il ait à la réputation des grands-hommes , lehasard cependant ne fait rien qu’en faveur de ceuxqu’anime le désir vif de la gloire.
Ce désir, comme je l’ai déjà dit, fait supporter sanspeine la fatigue de l’étude & de la méditation. IIdoue un homme de cette constance d’attention néces-saire pour s’iilustrer dans quelque art ou quelquescience que ce soit. C’est à ce désir qu’on doit cettehardiesse de génie qui cite au tribunal de la raison lesopinions , les préjugés Sc les erreurs consacrées parles temps.
C’est ce désir seul qui, dans les sciences ou les arts,nous élève à des vérités nouvelles, ou nous procuredes amusemens nouveaux. Ce désir enfin est lame de
généraux , même au jugement sévère de Machiavel, quiefface de la liste des capitaines célèbres tous ceux qui,avec de petites armées, n’ont pas exécuté de grandeschoses & des choses nouvelles.
« Si, pour exciter leur verve, ajoute cet illustre au-» teur , on voit de grands poètes prendre Homère pour*> modèle , se demander, en écrivant : Homère r.ûi-ìl pense,-- sesût-il exprimé comme moi ? il faut pareillement qu’un-» grand général, admirateur de quelque grand capitaine*> de l’antiquité , imite Scipion & Ziska, dont l’un s’étok» proposé Cyrus, & l’autre Annibal pour modèle ».