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que pour jeter plus de clarté Sc d’agrément fur îesprincipes des sciences, & qu’on attende de la feuleexpérience la révélation des íecrets de la nature, il nefaut pas peníer que toutes les nations íoient égalementéclairées íur ce point. L’imagination est: encore le phi-losophe de flnde : c’est elle qui , dans leTunquin ,a fixé l’instant de la formation des perles (1) : c’est elleencore qui , peuplant les élémens de demi-dieux,
(i) L 1 imagination , soutenue de quelque tradition obs-cure 3c ridicule, enseigne, à ce sujet, qu'un roi du Tun-quin, grand magicien, avoir forgé un arc d’or pur; tousles traits décochés de cet arc portoient des coups mortels :armé de cet arc, lui seul mettoit une armée en déroute.Un roi voisin l’attaque avec un armée nombreuse : iléprouve la puissance de cette arme , il est battu, fait untraité , 8c obtient, pour son fils , la fille du roi vainqueur.Bans Tivresse des premières nuits, le nouvel époux con-jure fa femme de substituer à f arc magique de son père,un arc absolument semblable. B amour imprudent le pro-met, exécute sa promesse, 8c ne soupçonne point le crime.Mais à peine le gendre est-il armé de Tare merveilleux,qu’il marche contre son beau-père, le défait, & le forceà fuir avec sa fille sur les côtes inhabitées de la mer. C’estlà qu’un démon apparoir au roi du Tunquin, 8c lui faitconnoître fauteur de ses infortunes. Le père indigné saisitsa fille, tire son cimeterre : elle proteste en vain dç soninnocence , elle le trouve inflexible. Elle lui prédit alorsque les gouttes de son sang se changeront en autant deperles, dont la blancheur rendra aux siècles à venir té-moignage de son imprudence 8c de son innocence. Elle f©tait. Le père la frappe, le sang coule : la métamorphosecommence; Sc la côte, souillée de ce parricide, est encor#celle où l’on pêche les plus belles perles.