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» MSN r étoient le chaos, !e noir érèbe & le tartare.-- Les temps n’exisloient point encore, loríque la nuit» éternelle , qui, íur des ailes étendues &: pesantes ,« parcouroit les immenles plaines de l’eípace, s’abat« tout - à - coup fur l'érèbe : elle y dépote un œuf ;•> l’érèbe le reçoit dans Ion sein, le féconde : f amour" en tort. II s’élève fur des ailes dorées, il s’unit au» chaos: cette union donne l’êtreaux cieux, à la terre,» aux dieux immortels, aux hommes ìk aux animaux.» Déjà Vénus, conçue dans le sein des mers, s’est« élevée fur la surface des eaux; tous les corps animés»- s arrêtent pour la contempler ; les mouvemens que» 1 amour avoir vaguement imprimés dans toute la« nature , fe dirigent vers la beauté. Pour la première» lois, l’ordre, ['équilibre & le deífein font connus à« ['univers ».
Voilà , dans le premier siècle de la Grèce, de quellemanière ['imagination construisit le palais d u monde.Maintenant plus sages dans fes conceptions, c'est. parla connoilfance de l’histoire présente de la terre qu’elles’élève à la conftoiíTance de ía formation. Instruite patune infinité d’erreurs, elle ne marche plus, dans ['ex-plication des phénomènes de la nature > qu a la fuitede ['expérience; elle ne s’abandonne à elle-même quedans les descriptions & les tableaux.
nous fait de la génération des êtres ; tableau dont la com-position variée a, chez les difterens peuples, été plus onmoins grande ou bizarre, mais toujours donnée par ['ima-gination.
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