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sophique , la différence sensible entre le génie & l’es-prir.
Dans les arts, où , par le mot de talent , on exprimece que , dans les sciences , on désigne par le motA'esprit j il semble que la différence soit à peu près lamême.
Quiconque ou se modèle sur les grands - hommesqui font déjà précédé dans la même carrière , ou neles surpasse pas , ou n’a point fait un certain nombrede bons ouvrages, n’a pas aller combiné, n’a pas faitd’aífez grands efforts d’esprit, ni donné allez de preuvesd’invention pour mériter le titre de génie. En consé-quence , on place dans la liste des hommes de talent,les Regnard , les Vergier, les Campistron & les Flé-chier ; lorsqu’on cire comme génies les Molière, lesLa Fontaine, les Corneille & les Bossuet. Rajouteraimême, à ce sujet, qu ’011 refuse quelquefois à fauteurle titre qu’on accorde à l’ouvrage. Un conte, une tra-gédie ont un grand succès : on peut dire de ces ouvragesqu’ils font pleins de génie , fans oser quelquefois enaccorder le titre à fauteur. Pour f obtenir, il faut, ou,comme La Fontaine, avoir, si je lofe dire, dans uneinfinité de petites pièces la monnoie d’un grand ou-vrage ; ou, comme Corneille & Racine, avoir com-posé un certain nombre d’excellentes tragédies.
Le poème épique est , dans la poésie, le seul cui-vrage dont l’étendue suppose une mesure d’attention5c d invention suffisante pour décorer un homme dutitre de génie.
11 me reste, en finissant ce chapitre, deux observa-
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