du peintre qu'au choix de son sujet qu’est attaché lenom de grand.
II résulte de ce que j'ai dit, que, si les hommes fontplus sensibles à la douleur qu’au plaisir, les objets decrainte & de terreur doivent, en fait d idées, de ta-bleaux & de pallions, les affecter plus fortement queles objets faits pour letonnement & l’admiration gé-nérale. Le grand est donc, en tout genre , ce qui frappeuniversellement; & le fort, ce qui fait une imprelîìonmoins générale , mais plus vive.
La découverte de la boussole est, fans contredit,plus généralement utile à Inhumanité que la découverted’une conjuration ; mais cette dernière découverte estinfiniment plus intéreílante pour la nation chez la-quelle on conjure.
L’idée du fort une fois déterminée , j’observeraique les hommes ne pouvant fe communiquer leursidées que par des mots , si la force de l’expression nerépond pas à celle de la peníée, quelque forte que loircette pensée, elle paraîtra toujours foible , du moinsà ceux qui ne font point doués de cette vigueur d’es-prit qui supplée à la foibk-sse de l’expreslìon.
Or, pour rendre fortement une pensée , il faut,i°. f exprimer d’une manière nette & précise : touteidée rendue par une expression louche , est un objetapperçu à travers un brouillard ; l’imprellìon n’en estpoint allez distincte, pour être forte ; i°. il faut quecette pensée,s’ilest possible,soit revêtue d'une image,&c que limage soit exactement calquée sur la pensée.
Eli effet, iì toutes nos idees font un effet de nos scn-