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Tome second.
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genres, qui, futiles aux yeux des gens en place , font,avec dédain, abandonnés au génie, je puis citer millepreuves de cette vérité. Quelle force d’expreffion danscertaines oraisons de Bolsuet §c certaines scènes deMahomet ! Tragédie qui, peut - être, quelques criti-ques qu’on en falfe , est un dss plus beaux ouvragesdu célèbre M. de Voltaire.

Je finis par un morceau de M. Tabbé Cartaut ;morceau plein de cette force d’expreffion dont on necroit pas notre langue susceptible. II y découvre lescauses de la superstition égyptienne.

« Comment ce peuple n’eût-il pas été le peuple le« plus superstitieux r L’Egypte, dit il, étoit un pays» d’enchantemens ; 1 imagination y étoit perpétuelle-» ment battue par les grandes machines du merveil--- leux ; ce n’étoit par- tout que des perspectives d’effroi» Sc d’admiration. Le prince étoit un objet d’étonne-« ment Sc de terreur : semblable au foudre qui, reculé” dans la profondeur des nuages , semble y tonner» avec plus de grandeur & de majesté, c’étoit du fond» de ses labyrinthes Sc de son palais que le monarque» dictoit ses volontés. Les rois ne le montroient que-- dans l’appareil effrayant & formidable dune puif-» lance relevée en eux d une origine céleste. La mort» des rois étoit une apothéose : la terre étoit affaissée» sous le poids de leurs mausolées. Dieux puiffians,-> l’Egypte étoit par eux couverte de superbes obé-« liiques chargés d’inscriptions merveilleuses , Sc de» pyramides énormes, dont le sommet se perdoit dans« les airs : Dieux bienfailans, ils avoient creusé ces

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