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elprits de lumière à les découvrir toutes , est la causede leur peu de réussite dans les arts même fur lesquelsils ont souvent donné d’excellens préceptes. Ils rem-plissent bien quelques-unes des conditions nécessairespour faire un bon ouvrage, mais ils omettent les prin-cipales.
M. de Fonrenelle , que je cite pour éclaircir cetteidée par un exemple, a certainement, dans fa poé-tique, donné des préceptes excellens. Ce grand-hommecependant n’ayant, dans cet ouvrage, parlé ni de laversification , ni de l’art d’émouvoir les passions ; ilest vraisemblable qu’en observant les règles fines qu’ila prescrites, il n eût composé que des tragédies froides,s’il eût écrit en ce genre.
II fuit, de la différence établie entre le génie 5c1 esprit de lumière , que le genre-humain n’est rede-vable à cette dernière forte d’efprit d’aucune espèce dcdécouverte, & que les esprits de lumière ne reculentpoint les bornes de nos idées.
Cette forte d’efprit n’est donc qu’un talent, qu’uneméthode de tranl mettre nettement (es idées aux autres.Sur quoi j’obferverai que tout homme qui le concen-rreroit dans un genre, & n’expoferoit avec netteté queles principes d’un art tel, par exemple, que la musiqueou la peinture, ne feroit cependant point compté parmiles elprits de lumière.
Pour obtenir ce titre, il faut ou porter la lumièrefur un genre extrêmement intéressant , ou la répandrefur un certain nombre de sujets différens. Ce qu’onappelle de la lumière suppose presque toujours une