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chaque homme de la dose de débuts (musante pourle rendre lupportable.
Une p.euve certaine que c’est l’envie qui, fous lenom de justice, se déchaîne contre les ridicules desgens d’eíprit, c'c st que toute (insularité 11e nous bleiïepoint cn eux. Une singularité groiíìère, & qui (latte,par exemple, la vanité de l’homme médiocre, en luifaiíanr rppercevoir dans les gens de mérite des ridiculesdont il eít exempt, en lui persuadant que tous les gensd’efptir font sous, & que lui seul est stage , est une sin-gularité toujours très propre à leur concilier ía bien-veillance. Qu'un homme d’eiprit, par exemple, s’ha-bille d une manière singulière : la plupart des hommes,qui ne distinguent point la íageilede la folie, & ne lareconnoiiîent qu a renseigne d'une perruque plus oumoins longue, prendront cet homme pour un rou ;ils en riront, mais ils l’en aimeront davantage. Enéchange du plailir qu’ils trouvent à s’en moquer,quelle célébrité ne lui donneront-ils pas ? On ne peutrire iouvent d’1111 homme fans en parler beaucoup.Or , ce qui perdre! r un (ot, accroît la réputation d unhomme de mérite. On ne s'c-n moque pas (ans avouer,
& peut-être même íans exagérer la supériorité dansle genre où il le distingue. Par des déclamations ou-trées, l'envieux , à son insu, contribue lui-même à la .gloire des gens de mérite. Quelle reconnoiiíance ne tedois-je pas ì lui d 1 roi t volontiers 1 'homme d’eiprit;que ta haine me fait d’amis ! Le public ne s'est pasiong-temps mépris lur les motifs de ton aigreur ; c’estl’cclar de ma réputation, & non ma singularité, quit’oíFenie. Si tu 1 oiois, tu jouerois, co.:,me moi, le