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t - on , il ePc aussi des hommes qui, faute d’un íageconseil , tombent journellement dans les fautes lesplus grossières: un bon conseil, íans doute, pourroitles leur faire éviter. Mais je dis qu’ils en commet-traient de plus considérables encore, s'ils fe livraientindistinctement aux conseils d’autrui.Qui les luit aveu-glément , n’a qu une conduite pleine d’inconséquen-ces , ordinairement plus funeste que les excès mêmedes passons.
En s’abandonnant à ion caractère , on s’épargne ,au moins, les estons inutiles qu’on fait pour y ré-sister. Quelque forte que soit la tempête , loríqu’onprend le vent arriéré, l’on soutient , ians fatigue,l’impétuosité des rners : mais, st l’on veut lutter contreles vagues, en prêtant le flanc à forage, l’on ne trouvepar-tout qu’une mer rude & fatigante.
Des conseils inconsidérés ne nous précipitent quetrop souvent dans des abymes de malheurs. Auffî de-vroit-on íouvent fe rappeler ce mot de Sccrate;Puiffe-jcj diioit ce philosophe, toujours en garde con-tre mes maîtres & mes amis , conjerver toujours moname dans une Jltuatïon tranquille , & n’obéir jamaisqu 1 à la raison , la meilleuredes conseillères ! Quiconqueécoute la raison est non-feulement sourd aux mauvaisconseils, mais pèle encore à la balance du doute lesconseils même de ces gens qui , respectables par leurâge , leurs dignités & leur mérite, mettent cependanttrop d’importance à leurs occupations, & , comme lehéros de Cervantes, ont un coin de folie auquel ilsveulent tout ramener. Si les conseils font quelquefois
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