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TABLEAU I)E L’ÉTAT DES SCIENCES
22 janvier 1592, dans la petite ville de Champtercier. Commeon remarqua de bonne heure en lui un goût déterminé pourl’étude et un développement intellectuel qui paraissait précoce,on chercha et on trouva le moyen de le mettre à même defaire ses études. Il n'avait que seize ans lorsqu’il fut nomméprofesseur de rhétorique à Digne , et, trois ans après, professeurde philosophie à Aix . Un peu plus tard, grâce à un privilègeattaché au grade de docteur, il fut nommé à un canonicat.A l’àge de vingt-huit ans, il accompagna, dans un voyage enBelgique , François l’Huilier, maître des comptes à Paris . Enfinl’évêque do Lyon , frère du cardinal de Richelieu, le fit nommerà la chaire d’astronomie du Collège de France .
Gassendi était modeste et désintéressé, mais enclin à l’iro-nie. Bien que d'une constitution faible, il vécut jusqu’à l'àgede soixante-trois ans. Il composa des ouvrages considérablessur la philosophie, sur la physique, sur l’astronomie, etc. Ils’attachait à vérifier, par l’expérience et par l’observation,toutes les découvertes un peu importantes qui se faisaient deson temps. C’était un de ces esprits d'élite, qui, par leurgrande pénétration et leur incessante activité, sont faits pourseconder puissamment l’activité féconde des génies créateurs.Il observa l’obliquité de l’écliptique et la libration de la lune,découverte par Galilée ; il mesura le diamètre du soleil parune méthode qui, au fond, est la même que celle d’Archimède .Il mesura ainsi, par une méthode semblable à celle d’IIorten-sius, les diamètres des petites planètes. Sans se laisser inti-mider par la condamnation de Galilée , il défendit dans desLettres , le système de Kopernik . Il publia les biographies dePeyresc , Purbach, Regiomontanus , Kopernik et Tyclio-Brahé,travaux que nous avons cités dans les volumes précédents decet ouvrage. Les œuvres de Gassendi , remplies de recherchescurieuses, forment six volumes in-folio.
En Hollande, Godefroi Vendelinus fit un grand nombred’observations astronomiques. Il se trompa souvent, mais sestravaux ne furent pas inutiles aux progrès de la science. Ilétablit d'une manière formelle, la variation de l'écliptique, encomparant les observations des anciens avec celles des mo-dernes. Mais il se hâta un peu trop de conclure de ses calculsla période et la quantité de cette variation. La parallaxe du