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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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AU DIX-SEPTIKXIE SIÈCLE

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soleil avait été regardée comme inaccessible par sa petitesse :Vendelinus en donna une détermination. Il avait, à cet égard,sur les anciens tout l'avantage que le télescope donne sur lavue simple.

Snellius , Blacus, Hortensias, astronomes hollandais, ne firentaucune découverte importante. Ils contribuèrent néanmoins,bien quindirectement et dans une mesure restreinte, au progrèsde la science : Snellius , par son aptitude à résoudre des pro-blèmes difficiles de mathématiques; Blacus, par la manièredont il représenta sur des globes, sur des sphères la dispositiondes planètes dans le système de Kopernik ; Hortensius , par sadétermination des diamètres des petites planètes.

En Italie , le célèbre auteur de la méthode des indivisibles,Cavalieri, professait l'astronomie. Il composa, daprès lestables de Lansberg, une machine en carton, au moyen delaquelle on pouvait sans calcul trouver les positions des pla-nètes. llemeri, disciple de Galilée , s'occupa, suivant la recom-mandation de son maître, à observer les satellites de Jupiter et à dresser des tables de leurs mouvements.

Le P. Zucchi découvrit les bandes obscures qui entourent,comme dune ceinture, le disque de Jupiter .

Le P. Riccioli était à Ferrare , le 17 avril 1598. Il entrachez les jésuites en 1G14. 11 professa, à Parme et à Bologne,la rhétorique, la poétique, la philosophie et la théologie. C'étaitun homme d'une érudition immense, mais dépourvu de génie.Son Almagcstim notum est un vaste répertoire lon trouvetoutes les observations, toutes les méthodes, toutes les expli-cations physiques des phénomènes présentées tant chez les an-ciens que chez les modernes. Il est bon à consulter, non pourconnaître les appréciations et les idées qui appartiennent eapropre à lauteur, mais pour retrouver, en remontant à lori-gine des temps historiques, les faits, les hypothèses, les opi-nions, que Riccioli a puisés aux sources mômes. Quant à laportée de son esprit, il en a donné lui-même la mesure par lamanière dédaigneuse dont il a parlé de Keppler, quil nétaitpas assurément en état de comprendre.

Riccioli fut aidé dans son travail par le P. Grimaldi, reli-gieux de son ordre, qui fit beaucoup dobservations. Ils dres-sèrent ensemble un nouveau catalogue détoiles. Le P. Grimaldi