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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

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Iluygens, seigneur de Zuylichem. Grâce à ses excellents téles-copes, Iluygens put voir avec détail et dune manière distincte,les phénomènes célestes qui navaient pu soffrir que confusé-ment à Galilée . Nous donnerons dans l'histoire de sa vie ledétail de ses observations astronomiques.

Dans la seconde moitié du dix-septième siècle, un prêtre,nommé Mouton , faisait en astronomie des observations utiles .Delambre lui consacre un chapitre de cinquante-deux pages deson Histoire de Vastronomie. Il sv prit d'une manière fort in-génieuse pour mesurer, au moyen du pendule, le diamètre dusoleil. Le père Mouton était un de ces hommes laborieux etmodestes, qui, en se vouant à une étude patiente et assidue desdétails , contribuent efficacement au perfectionnement dessciences et des arts.

Les étoiles, malgré leur fixité apparente dans le ciel, ont desalternatives de disparition et de réapparition; on la du moinsobservé pour un certain nombre. Par exemple, celle que David Fabricius avait découverte, en 1590, dans le Col de la Baleine,diminua peu à peu déclat, et finit par disparaître. On ne savaitce quelle était devenue, lorsque lastronome Ilolward la vitreparaître en 1038, à peu près à la même place elle avait étédécouverte par Fabricius. Elle fut observée pendant plusieursannées par Ilolward, et constamment suivie en 1048 et en 1000par Ilévélius. Douillaud et Riccioli supposèrent que le globe decette étoile avait une partie lumineuse et une partie obscure,et quen tournant sur elle-même elle montrait tantôt lune,tantôt lautre, d résultaient les phénomènes de son apparitionet de sa disparition. Us trouvèrent que la période de la rota-tion de l'étoile de la Baleine est de trois cent trente-trois jours.Mais Ilévélius, observateur consciencieux et appliqué, assurequelle demeura quatre ans sans reparaître.

On savait fort bien alors que le nombre et létendue desphénomènes quon peut découvrir dans le ciel, dépendent dudegré de puissance des lunettes; on soccupa donc de touscôtés avec ardeur, de perfectionner ces instruments. Eu Italie ,lopticien Campani excella dans ce genre. Parmi les lunettesqu il construisit, a la demande de Louis XI \, pour DominiqueCassini, il sen trouvait de 80 pieds, de 100, et même de 130pieds de long.