AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE
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des observations suivies, que Vénus également tourne sur sonaxe. Il fit, en observant Jupiter , une découverte qui était entiè-rement nouvelle : l’aplatissement du globe de cette planète. Ju piter comme la terre, et probablement aussi comme toutes lesautres planètes, est aplati vers ses pôles. La nature, qui se di-versifie à l'infini dans les détails, semble toujours revenir à sonplan général. Cassini se livra à l’observation des satellites deJupiter , pour la recherche des longitudes terrestres. Il étudiaavec une attention scrupuleuse les éclipses des satellites, etc. Ilvit que leurs orbes sont inclinés sur l’écliptique de Jupiter , etc.On peut voir les détails de ces observations dans les ouvragesde Delambre et de Bailly. Les tables des mouvements des satel-lites de Jupiter construites par Cassini, furent publiées en 1GG6.
L’abbé Picard, un des premiers astronomes de l’Académiedes sciences de Paris, observa, avec Gassendi , l’éclipse desoleil du 25 août 1615. Picard remplaça Gassendi comme pro-fesseur d’astronomie au Collège de France . Il est l’auteur dela première mesure de la terre, digne de confiance. Il com-mença les opérations qui, après lui, prirent un si grand déve-loppement pour la formation de la carte de France . Ce fut à sarecommandation que Cassini fut appelé en France .
Picard était né à la Flèche le 21 juillet 1620. On ne sait riensur sa jeunesse. C’était un homme savant, laborieux et désin-téressé. Pendant son voyage àüraniebourg, chezTycho Brahé,il se lia avec Rœmer, jeune Danois, chez qui il reconnut un re-marquable talent pour l’observation. Il l’amena à Paris , et le fitrecevoir membre de l’Académie des sciences . Ce fut en obser-vant, avec Cassini, le premier satellite de Jupiter , que Rœmer,comme nous l’expliquerons plus loin, détermina la vitesse dela lumière.
Il était résulté de plusieurs observations, une certaine incer-titude relativement à la longueur du pendule et à la détermi-nation de la réfraction. La grande question qu'il s’agissait derésoudre, était la distance de la terre au soleil. Il fut décidéqu’un observateur irait, en un point éloigné du globe, faire desobservations correspondantes à celles qui seraient faites enmême temps à Paris et dans les autres observatoires de l’Europe .Par l’ordre de Louis XIV , Richer, membre de l’Académie des sciences , partit, en 1672, pour Cayenne, muni de tous les ins-
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