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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

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des observations suivies, que Vénus également tourne sur sonaxe. Il fit, en observant Jupiter , une découverte qui était entiè-rement nouvelle : laplatissement du globe de cette planète. Ju­ piter comme la terre, et probablement aussi comme toutes lesautres planètes, est aplati vers ses pôles. La nature, qui se di-versifie à l'infini dans les détails, semble toujours revenir à sonplan général. Cassini se livra à lobservation des satellites deJupiter , pour la recherche des longitudes terrestres. Il étudiaavec une attention scrupuleuse les éclipses des satellites, etc. Ilvit que leurs orbes sont inclinés sur lécliptique de Jupiter , etc.On peut voir les détails de ces observations dans les ouvragesde Delambre et de Bailly. Les tables des mouvements des satel-lites de Jupiter construites par Cassini, furent publiées en 1GG6.

Labbé Picard, un des premiers astronomes de lAcadémiedes sciences de Paris, observa, avec Gassendi , léclipse desoleil du 25 août 1615. Picard remplaça Gassendi comme pro-fesseur dastronomie au Collège de France . Il est lauteur dela première mesure de la terre, digne de confiance. Il com-mença les opérations qui, après lui, prirent un si grand déve-loppement pour la formation de la carte de France . Ce fut à sarecommandation que Cassini fut appelé en France .

Picard était à la Flèche le 21 juillet 1620. On ne sait riensur sa jeunesse. Cétait un homme savant, laborieux et désin-téressé. Pendant son voyage àüraniebourg, chezTycho Brahé,il se lia avec Rœmer, jeune Danois, chez qui il reconnut un re-marquable talent pour lobservation. Il lamena à Paris , et le fitrecevoir membre de lAcadémie des sciences . Ce fut en obser-vant, avec Cassini, le premier satellite de Jupiter , que Rœmer,comme nous lexpliquerons plus loin, détermina la vitesse dela lumière.

Il était résulté de plusieurs observations, une certaine incer-titude relativement à la longueur du pendule et à la détermi-nation de la réfraction. La grande question qu'il sagissait derésoudre, était la distance de la terre au soleil. Il fut décidéquun observateur irait, en un point éloigné du globe, faire desobservations correspondantes à celles qui seraient faites enmême temps à Paris et dans les autres observatoires de lEurope .Par lordre de Louis XIV , Richer, membre de lAcadémie des sciences , partit, en 1672, pour Cayenne, muni de tous les ins-

T. IV.

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