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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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TABLEAU DE LETAT DES SCIENCES

iruraents dont il pouvait avoir besoin. Il revint en 1G73, rap-portant des connaissances utiles et une découverte importante.Daprès Richer, la distance des tropiques était de 4G° 57 4" etlobliquité de lécliptique, par conséquent 23° 28 32. Maiscette quantité est trop petite. Et en effet , léquateur étantpresque au zénith de Cayenne , à des distances respectivementégales des deux tropiques, il sensuit que ces deux termes dela course solaire sont élevés et rapprochés lun de lautre parla réfraction. Dans lhypothèse de Cassini, l'intervalle observédevait être augmenté de 45, ce qui donnait pour lobliquité delécliptique 23° 28 54 1/2.

Un fait important, qui frappa Richer dès les premiers joursde son arrivée à Cayenne , cest que son horloge retardaitchaque jour de 228. Après en avoir soupçonne la cause, ilraccourcit le pendule dune ligne et un quart, et alors ce pen-dule battit exactement les secondes, et lhorloge marqua24 heures dans la durée du jour. Quand il rapporta à Paris cemême pendule raccourci, il ne battait plus les secondes, etlhorloge avançait de la même quantité dont elle avait retardéà Cayenne avant le raccourcissement. Huygens expliqua cephénomène par une diminution progressive de la pesanteurdepuis le pôle jusquà léquateur.

En 1G77, Halley, sétant transporté à Elle Sainte-Iiélène,constata de nouveau que le pendule, pour battre les secondes,devait y être raccourci. Plus tard, Varin et Deshaies, se trou-vant à Cayenne , remarquèrent que la longueur du pendule de-vait y être diminuée un peu, plus encore que ne lavait cruRicher.

En France , vers 1GG6, Picard et Auzout observèrent, à laidedu micromètre inventé par ce dernier, une variation de la lunequon navait pas encore soupçonnée. Cette variation consisteen un accroissement de sa grandeur apparente à mesure quellesélève de lhorizon au zénith. On lexpliqua par une diminutiongraduelle de sa distance à la terre. Ces observations ramenèrentà une nouvelle étude de la réfraction astronomique.

Le G novembre 1671, on ne connaissait encore quun satel-lite de Saturne , lorsque Cassini en découvrit un second. Le23 décembre de lannée suivante, il en découvrit un autre, eten 1684, deux autres encore, ce qui portait à cinq le nombre