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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

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en mécanique, eurent pour objet la statique et l'hydrostatique.Dans son Traité de mécanique, il réduit la statique à ce prin-cipe unique et universel : « Il faut toujours le même temps àune puissance pour élever à une certaine hauteur un poidsdonné, de quelque manière quelle agisse, soit quelle lélèvetout dun coup, soit quelle lélève par degrés. » Et de, il faitdérouler, comme autant de corollaires, toutes les propriétés desmachines. Il enrichit aussi lhydrostatique de plusieurs véritésnouvelles.

Le poëte Lucrèce avait dit (livre II) que « tous les corps, bienque de poids inégaux, doivent marcher avec la même vitesseau travers du vide, et que les atomes les plus lourds ne peuventjamais tomber sur les atomes plus légers qui les précèdent. «Galilée confirma cette opinion en laissant tomber du haut de latour de Pise différents corps, et en montrant que la durée de leurchute serait exactement la même si les plus légers ne per-daient dans lair une partie proportionnellement plus grandede leur poids, et néprouvaient, par cela même, une résistancequi ralentit leur mouvement. Pour découvrir la loi de l'accélé-ration des corps graves, Galilée fit rouler des corps sur desplans inclinés, et par une suite dexpériences, dobservations etde calculs, il arriva enfin à cette conclusion : « Les espacesparcourus par un corps qui tombe librement dans le vide sont,pendant les instants successifs de sa chute, comme la suite desnombres impairs 1, 3, 5, 7, 0, etc., et les espaces, comptés àpartir du moment la chute commence, sont comme les carrésdes temps écoulés. «

La théorie générale du mouvement prit naissance entre lesmains de Galilée . Jusquà la fin du seizième siècle, on nenavait connu que le cas particulier du mouvement uniforme. Cemouvement est celui dun mobile qui parcourt des espaceségaux dans des temps égaux. Le mouvement dun corps tom-bant librement dans lespace vide, ou glissant par le seul effetde la pesanteur sur des plans inclinés, est celui quon nommeuniformément accéléré. Les espaces parcourus, en vertu de cemouvement, pendant les instants successifs de la chute, sontcomme la série des nombres impairs, 1, 3, 5, 7, 9, 11, etc. Sideux corps sont tombés de hauteurs différentes, les espacesquils ont parcourus pendant la durée de leur chute sont comme