AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE
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en mécanique, eurent pour objet la statique et l'hydrostatique.Dans son Traité de mécanique, il réduit la statique à ce prin-cipe unique et universel : « Il faut toujours le même temps àune puissance pour élever à une certaine hauteur un poidsdonné, de quelque manière qu’elle agisse, soit qu’elle l’élèvetout d’un coup, soit qu’elle l’élève par degrés. » Et de là, il faitdérouler, comme autant de corollaires, toutes les propriétés desmachines. Il enrichit aussi l’hydrostatique de plusieurs véritésnouvelles.
Le poëte Lucrèce avait dit (livre II) que « tous les corps, bienque de poids inégaux, doivent marcher avec la même vitesseau travers du vide, et que les atomes les plus lourds ne peuventjamais tomber sur les atomes plus légers qui les précèdent. «Galilée confirma cette opinion en laissant tomber du haut de latour de Pise différents corps, et en montrant que la durée de leurchute serait exactement la même si les plus légers ne per-daient dans l’air une partie proportionnellement plus grandede leur poids, et n’éprouvaient, par cela même, une résistancequi ralentit leur mouvement. Pour découvrir la loi de l'accélé-ration des corps graves, Galilée fit rouler des corps sur desplans inclinés, et par une suite d’expériences, d’observations etde calculs, il arriva enfin à cette conclusion : « Les espacesparcourus par un corps qui tombe librement dans le vide sont,pendant les instants successifs de sa chute, comme la suite desnombres impairs 1, 3, 5, 7, 0, etc., et les espaces, comptés àpartir du moment où la chute commence, sont comme les carrésdes temps écoulés. «
La théorie générale du mouvement prit naissance entre lesmains de Galilée . Jusqu’à la fin du seizième siècle, on n’enavait connu que le cas particulier du mouvement uniforme. Cemouvement est celui d’un mobile qui parcourt des espaceségaux dans des temps égaux. Le mouvement d’un corps tom-bant librement dans l’espace vide, ou glissant par le seul effetde la pesanteur sur des plans inclinés, est celui qu’on nommeuniformément accéléré. Les espaces parcourus, en vertu de cemouvement, pendant les instants successifs de la chute, sontcomme la série des nombres impairs, 1, 3, 5, 7, 9, 11, etc. Sideux corps sont tombés de hauteurs différentes, les espacesqu’ils ont parcourus pendant la durée de leur chute sont comme