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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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26 TABLEAU DE LÉTAT DES SCIENCES

grandes découvertes de la mécanique au dix-septième siècle.

Nous ne devons pas oublier, dans cette revue des progrès dela mécanique au dix-septième siècle, les travaux de Denis Papin ,qui consacra sa vie entière aux progrès de cette science, etqui conçut le premier lidée de la machine à vapeur. Maiscomme les travaux de Papin ne furent appliqués quau dix-huitième siècle, et que la machine à vapeur ne fut en usageque vers 1705, nous devons renvoyer au tableau de létat dessciences dans le siècle suivant lappréciation de linfluence desdécouvertes de ce savant concernant la machine à vapeur.

Mathématiques. Viète , en 1540, à Fontenay, enPoitou, mort en 1003, à Paris , il était maître des requêtes,avait généralisé lusage de lalgèbre, et fait, dans cette brancheessentielle du calcul, des découvertes importantes, en y intro-duisant lemploi des lettres de lalphabet, pour représentertoutes sortes de grandeurs, connues ou inconnues. « Il est,dit Montucla , peu de mathématiciens à qui cette science doiveplus quà cet homme célèbre. Précurseur des grands analystesqui vinrent après lui, il jeta les fondements dune partie con-sidérable de leurs découvertes. » Sa nouvelle notation étaitfacile et commode, et il sut en faire le plus heureux usage.Il apprit à faire subir diverses transformations aux équationsde tous les degrés, sans en connaître les racines ; à fairedisparaître les coefficients fractionnaires; à augmenter oudiminuer ces racines dune quantité donnée ; à multiplier ou àdiviser ces racines par des nombres quelconques. La méthodequil donna pour résoudre les équations du troisième et duquatrième degré était ingénieuse et nouvelle.

En réfléchissant sur la nature des équations ordinaires, ilavait remarqué quelles nétaient que des puissances incom-plètes. Cest en se fondant sur cette observation quil cherchaet quil parvint à trouver le moyen de résoudre, par approxi-mation, les équations de tous les degrés. Depuis, on a trouvédes méthodes dapproximation plus commodes ; mais Viète nen a pas moins le mérite davoir imaginé les premières.

Tartaglia et dautres algébristes du seizième siècle avaientemployé lalgèbre, sous une certaine forme, dans la résolutionde divers problèmes de géométrie ; mais cétait en assignantdes valeurs numériques aux lignes qui formaient les données du