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TABLEAU I)E L'ÉTAT DES SCIENCES
ayant fort peu écrit sur les plantes, ne laissaient pas grandematière aux commentateurs. Ce ne fut qu’au dix-septième siècleque la botanique prit un essor sérieux. Un tableau des progrèsde cette science jusqu’au dix-septième siècle sera donc ici bienà sa place.
L’un des savants qui contribuèrent le plus, au quinzièmesiècle, à l’avancement de la botanique, fut Théodore Gaza ,Grec de Thessalonique , qui traduisit et commenta les ouvragesd’Aristote et de Théophraste . George Valla, en 1499, publia,à Plaisance, dans son livre De expetendis fugiendisque rébus,une liste de tous les simples connus des anciens. En 1480, unautre naturaliste, nommé Cuba , avait publié un travail analogue.
On fit, à la même époque, plusieurs commentaires de Pline.Hermolaus Barbaro, noble Vénitien, écrivit un examen cri-tique des manuscrits et des éditions de Pline; il signala plusde cinq mille corrections à faire à l'histoire naturelle de cetauteur ancien. Son travail, qui fut publié en 1492, servit à larévision des éditions de Pline.
Barbaro commenta, de la même manière, les œuvres de Dios-coride. Le Florentin Marcello Vergilio et Nicolas Leonicennuscommentèrent également Dioscoride et Pline; mais leurs ou-vrages sont aujourd’hui oubliés.
Un botaniste italien, Léon Monandi, publia, en 1402, uncommentaire des ouvrages des anciens, et donna le premierune appréciation de ces ouvrages. Il prouva que les œuvres desOrientaux sont beaucoup plus précieuses, au point de vuede la botanique, que toutes les dissertations des anciens.
Un de ses élèves, Brasavola, fut le premier qui étudiât labotanique sur la nature, bien que son livre, Examen omniumsimpliciv.m médicament or uni, qui fut publié à Rome en 1536,conserve encore quelque ressemblance avec les purs commen-taires qui l’avaient précédé.
En 1536, Ruel publia le premier ouvrage de botanique quiait paru en France . C’était un résumé des livres de Théophraste ,de Dioscoride et de Pline. Seulement il commit une erreurgrave en assimilant les plantes que ces deux anciens natura-listes décrivent, soit en Italie , soit en Grèce , avec celles quicroissent en France .
Les auteurs allemands suivirent, dans l’étude de la botanique,