AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE
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une voie plus droite ; ils l’étudièrent sur la nature même,comme le prouvent les figures qui accompagnent leurs ouvrages.Othon Brumsfeld publia, en 1530, un ouvrage intitulé Iler-barum icônes, qui n’est qu’un recueil de noms de plantes ras-semblées sans ordre, mais qui contient des figures remarqua-bles dessinées d’après nature.
Jérôme Bock , autre botaniste allemand , fut infatigable dansla recherche des plantes. Il accomplit plusieurs voyages d’her-borisation dans les Vosges . Le premier, il essaya de classerles plantes méthodiquement. Il les divisa en herbes saurages,fourrages , arbres et arbustes. C'était une très-mauvaise clas-sification, mais c’était une classification ; jusque-là, on avait àpeine songé à grouper les plantes.
Enricus Cordas, qui le premier fonda un jardin botaniqueen Allemagne , publia, sous forme de dialogues, un traité debotanique, intitulé Botanol-ogicon, sire colloquium de herbis.Ce livre ne renferme aucun document nouveau.
Le plus grand botaniste allemand du seizième siècle futLéonard Fuchs , qui publia, en 1542, son De historia stirpimncommentarii insignes. C’est un recueil de plus de cinq centsdessins très-remarquables, au bas desquels on trouve cités lespassages des auteurs anciens qui se rapportent à la plante, avecune description spéciale, due à l’auteur.
Après Léonard Fuchs , nous rencontrons Pierre-André Ma-tioli, plusconnusous le nom de Mathiole. En 1514,il fit paraîtreune traduction de Dioscoride , avec le nom que portent, dansles divers pays de l’Europe , les plantes décrites par cet auteurgrec. Les relations que Mathiole entretenait avec beaucoup debotanistes étrangers, lui rendirent ce travail facile.
Dodæus, dans son ouvrage intitulé Stirpium historié, suivitla même marche que Mathiole ; mais il le surpassa en ce qu’ildécrivit une foule de plantes nouvelles que Melchior Guilan-dinus avait rapportées de son voyage en Syrie , et celles queDujardin avait recueillies dans le jardin botanique fondé parlui aux Indes , à Goa . C’est dans ce livre que les médecinsapprirent, pour la première fois, à connaître les plantes quifournissaient une quantité de drogues qu’ils employaient depuislongtemps sans se douter de leur provenance.
Un savant espagnol , Nicolas Monardès , fit une étude parti-